Scénarios de passage de juifs par les Pyrénées de Lleida

Dans les contrées de Lleida les scènes du passage des réfugiés juifs qui fuyaient la persécution nazie sont diverses . Ci-après elles sont décrites par localités et contrée.

La Val d’Aran

LES

Les fut le village de référence pour les juifs arrivés au  Val d’Aran.

BOSSÒST

Des centaines de détenus arrivèrent à  Bossòst  de Luchon, par des passages de frontières clandestins qui traversaient les Pyrénées par le col  deth Portilhon.

Hotel Franco-Español (Les). ©Institut d’Estudis Ilerdencs

Hotel Franco-Español (Les).
© Servei d’Audiovisuals de l’IEI.

VIELHA

La localité de Vielha devint, avec Les, le lieu de référence pour tous les juifs qui traversèrent par le Val d’Aran.

ES BÒRDES

A la Cabana de l’Artiga de Lin se reposaient beaucoup des expéditions de réfugiés qui passaient en Aran venant des départements des   Pyrénées Atlantiques et de Haute-Garonne.

MONTGARRI

Au bourg de Montgarri de nombreuses expéditions de réfugiés juifs furent accueillies. Ils se reposaient et dormaient là avant de reprendre la route vers le sud.

Pallars Sobirà

 ALÒS D’ISIL

La caserne de la Garde Civile de frontière était la destination de tous les détenus aux passages qui venaient des environs de Seix (Ariège) à travers les cols de Salau, Aula et Pala de Clavera. Ils étaient ensuite transférés à Sort.

A Bordes de Perosa, situé sur la route venant de France, les expéditions qui arrivaient des passages frontaliers qui confluaient dans l’actuelle municipalité d’Alt Aneu et celles qui avaient franchi la frontière dans les proximités de Montgarri, se reposaient.

TAVASCAN

La caserne de la Garde Civile de frontière était la destination de tous les détenus aux passages qui venaient des environs d’Aulus-les-Bains (Ariège). Ils étaient ensuite transférés à Sort.
Certains réfugiés se reposèrent dans les cabanes de la montagne de Lladorre après avoir passé des journées intenses de marche dans la montagne.

SORT

On conduisait à Sort les évadés détenus aux passages frontaliers du Pallars Sobirà et la plupart de ceux qui l’avaient été dans le Val d’Aran et qui transitaient vers les prisons de Lleida après être passés par les geôles de Vielha. Dans ces années-là. la seule route qui reliait l’Aran à Lleida, passait par le col de la Bonaigua et, étant donné que le trajet était long et durait des heures, un arrêt était prévu dans la capitale du Pallars Sobirà, pour profiter de ce qu’il y avait une prison.

Vista general de Sort. ©Institut d’Estudis Ilerdencs.

Vista general de Sort.
© Arxiu Comarcal del Pallars Sobirà.

Le village de Sort disposait de deux prisons, une pour les hommes et une autre pour les femmes, toutes deux situées sur la place Sant Eloi et de dimensions réduites.

Entre 1939 et 1940 il a été vérifié qu’au moins 2.660 réfugiés passèrent par cette petite prison.

La prison des femmes accueillit environ cent cinquante détenues entre 1939 et 1944. D’autre part, l’Hôtel Pessets eut un rôle important en tant que lieu de séjour de fugitifs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les factures du séjour étaient émises au nom du consulat hollandais à Barcelone et de l’American Joint Distribution Committee. Les premiers s’occupaient des juifs de nationalité hollandaise et l’American Joint, des originaires de pays comme la Pologne, l’Allemagne ou l’Autriche, considérés comme “apatrides”.

El Pallars Jussà

TREMP

La prison du parti judiciaire de Tremp était située dans le bâtiment qui accueille actuellement le tribunal de première instance et d’instruction sur la place  Capdevila. Elle fut utilisée de façon ponctuelle, toujours comme lieu de passage, dans le transfert des détenus, des Pyrénées à la ville de  Lleida. 

L’Alta Ribagorça

VILALLER

La localité de Vilaller fut la destination de quelques groupes de réfugiés qui étaient conduits du Val d’Aran à Lleida.

L’Alt Urgell

LA SEU D’URGELL

La Principauté d’Andorre fut l’un des épicentres des réseaux d’évasion car  beaucoup d’Espagnols qui y résidaient étaient disposés à travailler comme guides, l’existence d’hôtels pour se reposer et l’activité de réseaux qui se dédiaient à falsifier tous types de documents (sauve conduits, certificats, etc)  L’Alt Urgell et sa capitale, la Seu d’Urgell, devinrent lieu de passage pour une bonne partie des juifs qui  venaient de la Principauté d’Andorre. Les scènes principales furent:

• Le lieu frontalier de la Farga de Moles. Situé à l’extérieur de la ville, à la limite de la Principauté d’Andorre.

• Le commissariat de Police situé à l’entrée de la ville.

• La prison du  parti judiciaire. La prison de la Seu d’Urgell accueillit à cette époque environ 500 évadés. Ce faible chiffre surprend surtout si l’on tient compte du fait que la Seu devrait être la destination de tous les détenus dans l’Alt Urgell et une partie de la Cerdagne en provenance de la Principauté d’Andorre. La tâche dans la zone des réseaux d’évasion explique probablement  que le chiffre d’emprisonnés soit si mince.

• L’Hôtel Andria et l’Hôtel Mundial. Où étaient hébergées quelques-unes des famille qui disposaient de moyens économiques ou sur le compte de l’American Joint Distribution Committee.

La Baixa Cerdanya

MARTINET

Par Martinet passèrent des évadés juifs venant de la Principauté d’Andorre après avoir traversé clandestinement les cols de Claror, Perafita, la Portella ou Vallcivera. La plupart finirent cependant par être capturés par la Garde Civile et transférés à la prison de la Seu d’Urgell.

La Segarra

CERVERA

Cervera fut l’un des emplacements où l’on installa, pendant le premier franquisme, divers établissements pour prisonniers politiques, devenant un pilier important dans le monde concentrationnaire de l’Espagne de l’après guerre. En 1939 on y installa un camp de concentration dans un vieux hangar de l’entreprise Cros connu comme “el Ciment”, tout près de la gare du chemin-de-fer . Au mois d’avril se produisit le déménagement du camp au bâtiment de l’Université de Cervera.

El Segrià

LLEIDA

La ville de Lleida, en tant que capitale de province, était le lieu de réunion de ceux qui étaient arrêtés aussi bien que celui de ceux qui étaient à la disposition des consulats ou d’organisations d’aide juives. Les scènes principales furent :

• Gouvernement Civil. Les installations du Gouvernement Civil devinrent l’endroit où se décidait le futur  des réfugiés juifs qui avaient été arrêtés aux passages des Pyrénées.

• Prison habilitée du “Vieux Séminaire”. La prison habilitée du “Vieux Séminaire” était située dans le vieux quartier de la ville de Lleida, sur une place qui porte encore aujourd’hui, le nom de place du Séminairei.

Vista del Govern Civil de Lleida. ©Institut d’Estudis Ilerdencs.

Vista del Govern Civil de Lleida.
© Servei d’Audiovisuals de l’IEI.

• Prison Provinciale de Lleida. La Prison Provinciale était située dans  la partie haute de la  Rambla d’Aragó. Il s’agissait d’un  bâtiment en pierre construit à la fin du XIXe siècle et formé d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Le bâtiment, de même que celui du Vieux Séminaire”, fut détruit dans les années cinquante du XXe siècle. On construisit à la place l’actuel bâtiment de la Délégation des Finances  et une place. À cet endroit on installa, en 1970 un monument aux morts de la Guerre Civile espagnole qui conservait une grille le l’ancienne prison.Le monument fut démoli en 2009 pour  un remodelage de la place. Ce ne fut que fin 1943 et début 1944 que cet établissement fut utilisé pour emprisonner les fugitifs de la Seconde Guerre Mondiale, parmi eux quelques juifs..

• L’infrastructure hôtelière existant à Lleida rendait possible la distribution des réfugiés juifs dans divers établissements. Entre 1930 et 1944 les réfugiés juifs furent logés dans les hôtels suivants : Hôtel Palace, Hôtel Nacional, Hôtel Mundial, Hôtel Moderno, Hôtel España, Hostal Cuatro Naciones, Hostal Peninsular, Hostal del Sol et Fonda Agramunt.

L’Urgell

ROCALLAURA

L’avalanche d’arrivés qui affluait sur le territoire espagnol à partir de novembre 1942 provoqua la saturation aussi bien des prisons que du camp de concentration de Miranda de Ebro. Face à cette problématique, le gouvernement espagnol, les ambassades et la Croix Rouge, cherchèrent des formules pour aborder la situation des centres d’internement. On accorda de placer les détenus dans des centres balnéaires qui à ce moment-là étaient vides. L’un de ces établissements était le centre balnéaire de  Rocallaura (en Urgell).

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