Le rôle des réseaux d’évasion

Placa en honor de Francisco Ponzán, organitzardor de diferents xarxes d’evasió. ©Josep Calvet.

Placa en honor de Francisco Ponzán, organitzardor de diferents xarxes d’evasió. ©Josep Calvet.

Afin d’aider ceux qui prétendaient s’évader et pour rendre leur fuite plus rapide et plus sûre, une structure de soutien fondée sur les réseaux d’évasion s’organisa. Dans un premier temps, ceux-ci se chargeaient de conduire en France ceux qui fuyaient les pays occupés par les Allemands pendant les années 1939 et 1940 (Pologne, Belgique, Hollande ou Luxembourg). La situation dans l’Europe en guerre établissait la nécessité pour beaucoup de traverser les Pyrénées, raison pour laquelle les réseaux s’élargirent se chargeant aussi du passage en Espagne et même du parcours jusqu’au Portugal. Dans toutes les hypothèses, la première destination était habituellement la ville de Barcelone d’où l’on conduisait les évadés jusquà leur lieu de départ, de préférence au Portugal ou à Gibraltar.
Durant ces années-là, des dizaines de réseaux d’évasions se constituièrent , chacun spécialisé dans le passage d’un groupe de personnes déterminé (militaires, pilotes, juifs, Français…) ou à traverser par un territoire concret (Val d’Aran, Pallars Sobirà, Andorre…). Chaque réseau pouvait avoir diverses ramifications , en fonction de l’itinéraire choisi pour faire le passage. Les services secrets des pays alliés jouèrent un rôle important dans la création et le développement de ce service. Britanniques et nord Américains étaient derrière la majeure partie des réseaux d’évasion qui outre le passage de personne, pouvaient se charger de porter des documents adressés à l’armée alliée organisée en Afrique du nord ou en Angleterre et aux différents gouvernements exilés établis à Londres. D’autre part, bien des fois, dans les expéditions de retour d’Espagne on en profitait pour passer des rapports et de l’argent venant des représentations diplomatiques alliées établies en Espagne, et qui étaient destinés à organiser la résistance.

Les guides

Pour traverser les Pyrénées, sans doute la tâche la plus dangereuse et spécialisée de celles dont s’occupaient les groupes chargés des évasions, on comptait sur la participation des guides connus comme “passeurs” en France. Les guides catalans étaient pour la majorité des personnes nées ou résidant dans les Pyrénées c’est- à- dire connaisseurs de l’environnement, des chemins, de leurs gens et donc adéquates pour développer une tâche risquée et en même temps exigeante du point de vue physique. Certains avaient déjà pratiqué ce travail pendant la Guerre Civile espagnole et pour cela maîtrisaient tous les enchevêtrements de l’activité.
Les raisons qui les menaient à développer ce travail étaient diverses. Tout d’abord il faut noter leur engagement politique et personnel. De toute façon, les gains économiques devinrent la motivation principale qui faisait bouger une partie importante des “passeurs”. Beaucoup se dédiaient à la contrebande qui donnait de grands bénéfices face à la situation de manque et de restriction qui régnait dans l’Espagne du premier franquisme. Finalement, il faut mentionner un troisième groupe de personnes qui réalisaient ce travail de façon ponctuelle, agissant pour des raisons de solidarité et humanité.
La dureté que signifiait traverser à pied les Pyrénées pour des personnes peu préparées ou d’âge avancé rendait nécessaire un arrêt pour reprendre des forces. Pour cette raison, les guides comptaient, sur le versant catalan sur une série de fermes de confiance où se reposer et manger avant de reprendre la route. Il existait aussi des maison de refuge dans les villes. Parallèlement, d’autres réseaux se spécialisèrent dans la falsification de documents, spécialement ceux nécessaire pour circuler en Espagne, passeports et sauve-conduits.

La Principauté d’Andorre: l’épicentre des réseaux d’évasion et des passeurs

Dès la fin de la Guerre Civile espagnole, Andorre était devenue le refuge de centaines d’Espagnols qui avaient fui face à la victoire de l’armée franquiste et qui survivaient en se dédiant à la contrebande et au passage de documents et de personnes aussi bien en direction de l’Espagne qu’à l’inverse. À ces réfugiés s’ajoutèrent ceux qui sortaient de camp de concentration français et cherchaient un refuge loin de l’internement français et de la répression espagnole.
Tout cela favorisa le fait que la Principauté devienne l’épicentre de beaucoup d’histoires liées à ce conflit et joua un rôle déterminant dans le fonctionnement des réseaux d’évasion.
Andorre fut la partie des Pyrénées où les réseaux d’évasion qui conduisirent des centaines de réfugiés juifs, fonctionna avec le plus de précision.

Réseaux d’évasion juifs

Bien qu’encore de façon embryonnaire, en 1940 et en conséquence de l’occupation allemande sur le territoire français, la résistance juive s’organisa afin d’aider à fuir le pays, les juifs qui commençaient à être poursuivis. Dans les organisations qui jouèrent un rôle pour leur activité de sauvetage à travers les Pyrénées, il faut mentionner l’Armée Juive (AJ). Fondée en janvier 1942, elle commença au printemps 1943 à organiser des chaînes d’évasion en direction de l’Espagne pour conduire les juifs qui souhaitaient intégrer les forces alliées en Palestine.
Les réseaux agirent aussi autour du Mouvement de Jeunesse Sioniste (MJS), qui aidait à passer des centaines de jeunes, très formés, en France, à l’éducation sioniste et au travail productif, pour partir ensuite en Palestine. À partir d’août 1942, lorsque s’intensifièrent les razzias au sud de la France, il facilita le sauvetage de centaines d’adultes.
L’Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE), une organisation fondée en 1912 et dédiée pendant la Seconde Guerre Mondiale, à l’attention aux enfants dans la France occupée qui réalisa une tâche importante de sauvetage de mineurs juifs.,
Il faut aussi mentionner le réseau Westerweel établi en Hollande, pays où s’étaient réfugiés des jeunes juifs venant d’Allemagne et d’Autriche.

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